Situation du recrutement : les employeurs
connaîtront des pénuries de compétences
généralisées
1. Entre 2011 et 2016, les employeurs canadiens devront
embaucher environ 106 000 travailleurs des TIC. Ce qui
correspond à un taux d'embauche annuel d'environ 17 700
personnes. Ces besoins d'embauche poseront de graves
problèmes généralisés à cause
des compétences spécialisées et de la
combinaison de compétences techniques et de
compréhension des affaires que cherche la majorité
des employeurs.
2. Dans la plupart des régions et des professions des
TIC, les employeurs connaîtront des pénuries
systémiques dans le recrutement pour les postes des TIC qui
exigent une expérience de cinq ans ou plus. La
gravité de ces pénuries augmentera si l'employeur
cherche des personnes ayant des compétences de pointe ou une
combinaison particulière d'un domaine et d'une expertise des
TIC. À l'inverse, la plupart des employeurs auront peu de
difficulté, voire aucune, à pourvoir aux postes des
TIC qui exigent une expérience de moins de cinq ans ou
auxquels les diplômés récents se
qualifieraient.
3. Quatre professions en particulier seront touchées par
une pénurie de compétences aiguë ou
généralisée :
les gestionnaires de système informatique et
d'information,
les directeurs de la transmission des
télécommunications,
les analystes et les experts-conseils en systèmes
d'information, et
les techniciens en radiodiffusion.
Pour l'analyse et les conseils en systèmes d'information,
le principal facteur de la pénurie est la demande croissante
par rapport à la capacité de formation limitée
de professionnels des TIC ayant une combinaison de
compétences en TIC et en administration qu'exige cette
profession. Les facteurs démographiques expliquent en grande
partie la pénurie plus grave des trois autres
professions.
4. À l'inverse, pendant la plus grande partie de la
période de prévision, l'offre dépassera la
demande pour trois professions :
les programmeurs et concepteurs de médias
interactifs,
les techniciens de réseau informatique et
les techniciens de l'assistance aux utilisateurs.
En général, la demande de remplacement pour ces
professions sera inférieure compte tenu de la
main-d'œuvre d'un groupe d'âge plus jeune. Les
tendances de la technologie, l'émergence de l'informatique
en nuage et de la virtualisation notamment, affaibliront la hausse
de la demande de techniciens de réseau informatique. La
demande de programmeurs et de techniciens de l'assistance aux
utilisateurs sera limitée par la croissance de l'impartition
et de la délocalisation. Toutefois, et c'est d'une
importance cruciale, malgré la tendance globale de l'offre
qui dépasse la demande dans ces professions, les employeurs
auront de la difficulté à recruter des personnes
ayant des compétences et une expérience
particulières. Par exemple, les employeurs de certaines
régions auront de la difficulté à embaucher
des programmeurs informaticiens ayant une expérience de java
ou de .Net ou de l'expérience du maintien de types
particuliers d'applications de gestion intégrée
(p. ex., PeopleSoft ou SAP). De même, bien que davantage
de personnes chercheront un emploi de technicien de l'assistance
aux utilisateurs qu'il y aura de postes à pourvoir,
plusieurs employeurs auront de la difficulté à
trouver des candidats ayant les bons certificats de l'industrie,
p. ex., Cisco, MSCE, Oracle et autres.
Situation du marché du travail pour les chercheurs
d'emploi :
5. Dans la plupart des régions et des professions des
TIC, les nouveaux diplômés des programmes coop ou de
stages pourront trouver de l'emploi qui correspond à leur
formation. Par contre, les diplômés des programmes
traditionnels qui n'ont pas de volet de formation pratique
connaîtront des périodes de recherche d'emploi
beaucoup plus longues. Dans plusieurs cas, ils seront forcés
d'accepter un emploi dans les TIC pour lequel ils sont
surqualifiés.
6. Les professionnels formés à l'étranger
(PFE) nouvellement arrivés, qui n'ont aucune
expérience canadienne, auront énormément de
difficulté à obtenir un emploi en TIC qui soit
à la hauteur de leurs qualifications, à moins que
leurs compétences linguistiques en français ou en
anglais ne soient élevées. Les programmes de
préparation à l'emploi qui combinent le
perfectionnement linguistique, la formation en pratiques
commerciales canadiennes et les stages bénéficieront
au maximum des conditions du marché du travail
prévues dans le secteur des TIC. Les PFÉ sans
expérience canadienne qui ne profitent pas des programmes
d'intégration en milieu du travail devront se tourner vers
des emplois pour lesquels ils sont surqualifiés.
Écart généralisé entre besoins
en compétences et offre de compétences:
7. Au cœur du problème de la pénurie de
compétences, il y a l'écart
généralisé entre les capacités dont les
employeurs ont besoin et les compétences et
l'expérience (ou leur manque) de nombreux chercheurs
d'emploi. Pendant la dernière décennie, les
employeurs sont devenus de plus en plus insatisfaits des
professionnels des TIC qui possédaient les
compétences techniques appropriées, mais non le
savoir-être ou l'expérience des affaires pertinents.
C'est ainsi qu'un nouveau profil de capacités a
émergé. Ce profil de capacités comporte des
compétences techniques, le savoir-être
(capacité de travailler en équipe, compétences
en communication, et autres) et des compétences
contextuelles, soit une compréhension des besoins de
l'entreprise et des procédés opérationnels
auxquels s'appliquent les TIC. Vers la fin de la dernière
décennie (sinon avant), ce profil de capacités plus
large est devenu la nouvelle norme pour les employeurs qui
cherchent à pourvoir à des postes en TIC. À
mesure que les employeurs adoptaient ce nouveau profil de
capacités plus large, la difficulté de trouver des
candidats qui répondaient à ces attentes plus grandes
augmentait. En même temps, combler les exigences de ce profil
de capacités plus large posait de plus en plus de
problèmes aux diplômés récents et aux
PFE, ainsi qu'à de nombreux professionnels des TIC mis
à pied qui cherchaient un autre emploi. Vers la fin de la
dernière décennie, l'écart
généralisé sur le marché du travail des
TIC entre le profil de compétences que cherchaient de
nombreux employeurs et les compétences et
l'expérience de nombreux chercheurs d'emploi devenait
manifeste, surtout chez les diplômés récents et
les PFE.
8. Il est évident depuis un certain temps que les
professions qui n'exigent que des compétences en TIC
augmentent lentement, voire pas du tout, tandis que les professions
qui exigent une combinaison de compétences en TIC et de
compétences dans un autre domaine augmentent rapidement.
Deux types de profil des compétences sont en demande. Le
premier allie compétences en TIC et compréhension des
procédés opérationnels, y compris une
compréhension du contexte propre au domaine de
l'organisation ou de l'entreprise. Le second combine des
compétences en TIC et des compétences techniques
importantes dans une autre discipline, par exemple, une industrie
ou un secteur particulier. Le système d'enseignement
postsecondaire s'ajuste à ce changement des besoins en
compétences, mais lentement. Trop d'étudiants
s'inscrivent à des programmes axés uniquement sur les
TIC. Ils trouvent inévitablement que les emplois qui
correspondent à leur profil de compétences augmentent
lentement ou diminuent. Quant aux employeurs, ils s'en remettent de
plus en plus aux seuils d'expérience pour
sélectionner les candidats qui n'auront vraisemblablement
pas soit la compréhension des procédés
opérationnels ou les compétences techniques d'un
domaine particulier. Cette dépendance aux seuils
d'expérience est si généralisée que
l'expérience exigée fait maintenant partie du
marché du travail des TIC. Il en résulte qu'un grand
nombre de candidats n'ont pas l'expérience exigée et
qu'un grand nombre d'employeurs ont un problème constant
pour combler leurs besoins d'embauche. En l'absence d'une
stratégie combinée de l'industrie, des gouvernements
et du système d'enseignement postsecondaire, ces conditions
ne changeront pas et la pénurie de compétences
s'aggravera.
9. Pour changer la façon qu'a le marché du travail
des TIC de desservir les employeurs et les chercheurs d'emploi, il
faudra une stratégie pour combler l'écart
généralisé entre le profil de capacités
que cherchent les employeurs et les compétences et
l'expérience des chercheurs d'emploi. Cette
difficulté comporte quatre dimensions :
la conception des programmes postsecondaires,
la gestion de la transition du diplômé à
l'emploi,
l'intégration des PFE au marché du travail
canadien et
l'élargissement des occasions de
rééducation professionnelle offertes aux
professionnels des TIC existants.
Il faut une stratégie complète pour voir aux
quatre dimensions de cette situation. L'importance relative de ces
dimensions différera d'une région à
l'autre.
Les femmes dans les TIC:
10. Bien que des preuves empiriques indiquent que certains
employeurs et établissements d'enseignement postsecondaire
travaillent à changer l'important écart actuel entre
les genres dans les TIC, la tendance globale ne semble pas changer.
Les TIC sont toujours masculines à 75 p. cent. Cet
écart entre les genres complique le problème de
pénurie de compétences en limitant le bassin de
personnes qualifiées duquel les employeurs peuvent recruter.
Ce n'est pas là une possibilité future. C'est
déjà le cas.
11. Même si les initiatives d'employeurs et
d'établissements d'enseignement postsecondaire individuels
sont encourageantes, elles ne sont pas à la hauteur du
problème. Seule une stratégie élargie
fondée sur un partenariat entre l'industrie et
l'enseignement postsecondaire pourrait corriger cet écart
entre les sexes.
Changer notre compréhension des carrières
dans les TIC:
12. La nature des carrières dans les TIC évolue.
Pendant les années 1990, les professions des TIC
étaient perçues surtout comme des professions
techniques qui exigeaient une connaissance des mathématiques
appliquées et selon la nature de l'emploi, une formation
postsecondaire plus ou moins poussée qui insistait sur les
mathématiques pures et appliquées. Au cours de la
dernière décennie, les employeurs en sont venus
à considérer les professions et les carrières
des TIC d'une façon différente. On insistait
davantage sur la nécessité de comprendre le contexte
de l'entreprise ou de l'organisation à laquelle les TIC
s'appliquaient. Les professions des TIC dont le taux de croissance
était le plus élevé pendant la dernière
décennie étaient celles qui alliaient
compréhension des TIC et compréhension de
l'entreprise. Cela a provoqué une transformation du profil
des capacités que cherchaient les employeurs et un
changement correspondant de la nature des carrières dans les
TIC. Les employeurs ont redéfini les professions des TIC
pour y incorporer le « savoir-être » et
des compétences contextuelles, en plus des
compétences techniques des TIC. Plusieurs de ces nouvelles
professions des TIC exigent toujours une formation postsecondaire
poussée en mathématiques pures et appliquées.
Mais l'aspect purement technique qui définissait de
nombreuses professions des TIC au cours des années 1990 a
été remplacé par une nouvelle insistance sur
le savoir-être et les compétences contextuelles (voir
le paragraphe 7 ci-dessus).
13. Il y a une importante disjonction entre la perception
généralisée des carrières en TIC
jugées essentiellement techniques et ce que sont devenues
les professions et les carrières dans les TIC au cours de la
dernière décennie. Cet écart entre la
perception généralisée et la nouvelle
réalité des carrières dans les TIC limite
l'arrivée de talents dans les TIC et perpétue les
pénuries de compétences qui caractérisent le
marché du travail des TIC. La Coalition canadienne pour une
relève en TIC de l'industrie joue un rôle important
pour communiquer l'importance des changements de nature des
carrières en TIC auprès des gouvernements, des
étudiants et du système d'enseignement. Mais il y a
beaucoup à faire. Le fossé entre les perceptions
généralisées des carrières en TIC et la
nature réelle de ces carrières et les
capacités qu'elles exigent demeure profond.
Mieux comprendre le marché du travail des
TIC:
14. Les définitions professionnelles utilisées
pour faire le suivi des tendances du marché du travail sont
de plus en plus
« déconnectées » des
réalités du marché du travail des TIC. Cette
difficulté comporte deux dimensions :
D'abord, certaines définitions professionnelles
sont beaucoup trop larges. À titre d'exemple, les
« analystes et experts-conseils en systèmes
d'information » comptent pour le quart de l'effectif des
TIC tandis que les « programmeurs et concepteurs de
médias interactifs » comptent pour 15 p.
cent. Mais ces définitions professionnelles changent
davantage que ce que révèlent les données
cumulatives;
Ensuite, une des tendances les plus importantes est
l'émergence de professions qui exigent des
compétences en TIC et des compétences dans un autre
domaine. La télésanté en est un exemple
manifeste, mais il y en a des dizaines d'autres. Les TIC
reformulent des compétences nécessaires d'un grand
nombre de professions. Les mesures statistiques actuelles ne
suivent pas ces changements.
Toute planification efficace des ressources humaines exige de
l'information sur le marché du travail exacte, propre
à la région, pertinente et en temps opportun. Nos
ressources statistiques actuelles ne sont pas à la hauteur
de nos besoins. Il est impératif que l'industrie, les
gouvernements et les organismes en statistique répondent au
besoin d'une meilleure information.
Continuité et changements des tendances :
Comparaison des perspectives 2008 et 2011:
15. La Perspective 2011 ajoute et peaufine les perspectives
antérieures publiées en 2004, 2006 et 2008. Il est
essentiel de revenir fréquemment aux prévisions
antérieures pour maintenir la pertinence. Tout intervenant
du marché du travail des TIC comprend à quelle
vitesse se produisent les changements de technologie, des exigences
en matière de compétences, de la structure des
entreprises et des stratégies de gestion des ressources
humaines. La plupart des grandes tendances cernées dans la
Perspective 2008 demeurent importantes aujourd'hui. Mais de
nouvelles tendances ont vu le jour depuis 2008:
La Perspective 2011 confirme une conclusion centrale de la
Perspective 2008 : la pénurie d'analystes et
consultants en informatique (analystes des systèmes de
gestion) sera généralisée et grave. Les
facteurs de cette pénurie tiennent à ce que les
employeurs ont changé leurs exigences en matière de
compétences et que la réaction du système
d'enseignement postsecondaire à ce changement accuse du
retard.
Dans la Perspective 2008, on jugeait que les facteurs
démographiques causaient de graves pénuries de
personnes dont la formation et l'expérience les qualifiaient
pour être gestionnaire de système informatique et
d'information. La Perspective 2011 confirme cette prévision
et signale également que les pénuries
suscitées par ces facteurs domineront l'embauche des
directeurs de la transmission des télécommunications
et des techniciens en radiodiffusion.
Pour les ingénieurs informaticiens et les
ingénieurs logiciels, la nature des pénuries change
quelque peu de pénurie générique à
pénurie axée sur la difficulté accrue que les
employeurs connaîtront à embaucher des professionnels
« hautement qualifiés », en recherche
et développement en particulier.
In the 2008 Outlook, 'Cloud' computing and 'virtualization'
were noted, but their impact was not directly factored into the
projections. In the 2011 Outlook, these technologies are seen as
having two effects. The first is to reduce the demand for certain
occupations, notably mid-level computer programmers and network
support technicians. The second impact is to change skill needs to
accommodate the shift to Cloud computing and virtualization.
Dans la Perspective 2008, on mentionnait
l'« infonuagique » et la
« virtualisation », mais on ne tenait pas
compte de leur influence dans les prévisions. Dans la
Perspective 2011, on constate que ces technologies ont deux effets.
Le premier est de réduire la demande pour certaines
professions, notamment les programmeurs informaticiens
intermédiaires et les techniciens de réseau
informatique. Le second est de changer les besoins en
compétences pour accommoder le passage de l'infonuagique
à la virtualisation.
Dans la Perspective 2011, on insiste davantage sur l'influence
de l'architecture orientée service (AOS). L'AOS fait
augmenter considérablement la demande de programmeurs de
haut niveau,— « architectes », et fait
aussi changer les exigences en matière de compétences
pour les programmeurs. La maîtrise de java et .NET, en
particulier, prend de l'importance. À plus long terme, l'AOS
réduit le coût différentiel de
développement et de soutien des nouvelles applications ou
prolonge la vie des applications existantes.
La Perspective 2008 soulignait les pénuries de
compétences pour le soutien des applications
héritées. Ces pénuries de compétences
continueront d'être un problème pour la
majorité des employeurs des secteurs public et privé
qui dépendent de ces systèmes et applications.
Pour la période de prévision 2011-2016, la
Perspective 2011 interprète la hausse du dollar canadien
comme une « caractéristique
structurelle » de l'économie canadienne
plutôt qu'une occurrence cyclique qui se renversera
bientôt. Le dollar plus fort encouragera la
délocalisation du « produit » travail
en TIC et limitera la croissance du « transfert à
proximité », soit l'exportation de services de
TIC aux États-Unis. Ces tendances affaibliront la demande de
techniciens de l'assistance aux utilisateurs de « niveau
1 » et de programmeurs informaticiens qui se chargent de
la programmation de faible valeur et du soutien des applications.
Dans la Perspective 2011, ces tendances sont plus prononcées
que dans la Perspective 2008.
La Perspective 2008 décrit le changement des exigences
en matière de compétences des employeurs, en
particulier l'« ensemble de
compétences » qu'ils cherchent -
compétences techniques, savoir-être et
expérience. La Perspective 2011 juge que ces changements
sont incorporés au marché du travail des TIC et
changent fondamentalement le profil des capacités que
cherchent la majorité des employeurs et la nature des
carrières dans les TIC.
Dans la Perspective 2008, l'accent était mis sur les
inscriptions aux programmes traditionnels de TI, d'informatique et
de génie informatique et logiciel. En 2008, les inscriptions
à ces programmes avaient déjà chuté et
continuaient de baisser. Les inscriptions à ces programmes
traditionnels sont maintenant stabilisées. Tout aussi
importants, les efforts de la Coalition canadienne pour une
relève en TIC ont amené plusieurs universités
à introduire des programmes de gestion de la technologie des
opérations (GTO) qui aligneront mieux les compétences
des nouveaux diplômés sur les compétences que
les employeurs recherchent.
La Perspective 2011 tient compte du taux d'immigration un peu
plus faible des professionnels des TIC que celui des années
antérieures à 2008. En même temps, la
Perspective 2011 intègre à ces estimations de l'offre
le recours aux travailleurs étrangers temporaires.
16. Les problèmes fondamentaux de planification des
ressources humaines signalés dans la Perspective 2008
continueront d'être importants à la lumière des
tendances détectées dans la Perspective 2011. En
l'absence de stratégies ciblées à
l'échelle du secteur, les employeurs connaîtront des
pénuries de compétences
généralisées et envahissantes. Ces
pénuries seront surtout suscitées par un écart
général entre les compétences et les
capacités dont les employeurs ont besoin et les
compétences et l'expérience de nombreux chercheurs
d'emploi. Les pénuries se poursuivront jusqu'à ce que
les nouveaux programmes postsecondaires modifient la nature de
l'offre. Les diplômés des programmes postsecondaires
qui n'ont pas de volet de formation pratique connaîtront des
périodes de recherche d'emploi particulièrement
longues et souvent décevantes. L'accélération
de l'intégration des professionnels formés à
l'étranger continuera d'être importante, tout comme la
nécessité d'une démarche plus
structurée pour la transition de l'obtention du
diplôme à l'emploi des nouveaux diplômés.
Et enfin, il sera toujours nécessaire d'avoir des normes
professionnelles bien fondées et d'élargir la culture
du professionnalisme des TIC avec son engagement corollaire
à un apprentissage et à une compétence
permanents.